C’est la rentrée ! Après une période estivale riche en événements, nous voici dans les starting blocs pour une nouvelle année, et quelle année !
Nos champions seront-ils retenus pour les prochains JO d’Athènes ? C’est la question qui nous préoccupe en ce moment, car même si un club ne vit pas exclusivement pour ses têtes d’affiches, les émotions qu’ils nous procurent et l’effet d’entraînement qu’ils exercent sont un facteur très important pour l’ensemble de la structure.
Mais revenons un instant sur les derniers mois : ce fût tout d’abord l’animation estivale menée de main de maître par Sylvain Cordier, Christopher Paris et Frédéric Lecler, espérons que les initiations qu’ils ont développées porteront leurs fruits en termes d’adhésions. Le traditionnel match France-Angleterre a permis aux jeunes de se confronter pour la première fois dans une compétition internationale. Ce fut ensuite la période des championnats du Monde à Milan ; Julien nous en donne en toute modestie une relation de l’intérieur, mais nous, devant nos téléviseurs (merci à Gisèle et Roger !) nous avons bien vibré à l’exploit de ce huit français avec toutefois le regret de la défaillance de Laurent Cadot en dernière minute. Et puis, même si le niveau n’est pas comparable, on ne peut passer sous silence l’exploit réalisé par nos incontournables Renée et Marie-Claire qui reviennent des championnats du monde des Masters avec rien de moins que quatre médailles d’or. C’est Cannes Mandelieu enfin où le huit presque verdunois car amputé de ses internationaux s’adjuge une plus qu’honorable 3ème place.
Ainsi, toute les tranches d’âge ont fait parler d’elles depuis les débutants inexpérimentés en passant par les grands champions pour arriver aux vétérans, toutes et tous ont démontré la vitalité de ce club et l’ouverture de cet éventail d’âges et de compétences nous permet de porter de grands espoirs sur son avenir.
Jacques G.
En direct de Milan
Pour nous, les Verdunois faisant partie de l’aventure du 8 avec barreur de l’équipe de France, l’annonce de l’absence de Laurent Cadot la veille du départ pour Milan a été un véritable crève-cœur, tant nous sommes tous attachés à lui, et tant nous tenions à préserver l’intégralité du groupe sur la saison entière. Une fois cette déception encaissée, il a fallu rapidement se recentrer sur notre objectif : « la qualification olympique ».
Heureusement, à ce moment là, le groupe a fait preuve d’une force morale extraordinaire ; il fallait tout de même un grain de folie pour y croire encore après la déchirure intercostale de Julien, la hernie discale de Laurent et le dos de Gilou bloqué à J-5 !
L’ambiance d’un championnat du Monde est toujours un peu particulière, on est partagé entre l’émerveillement et l’excitation de côtoyer des rameurs que l’on a tant admiré en photo ou en vidéo et étonné par la simplicité et la proximité de ces stars de la discipline.
Le jeudi 28 juin, après deux parcours médiocres en éliminatoires et repêchage (plus deux interminables journées à cogiter… !) nous voici en lice dans une demi-finale où nous savons que si nous réalisons un bon parcours, nos chances d’accéder à la finale sont réelles.
A nous de faire ce qu’il faut pour saisir cette opportunité ; c’est en substance le message que nous a fait passer Yvan Deslavière, Chef de nage.
Même si tout n’a pas été parfait, loin de là, nous finissons à la 3ème place de cette demi-finale, une place qui signifie qu’il y aura un huit français aux Jeux Olympiques d’Athènes en 2004 !!!
Quand nous réalisons la portée de cet exploit, nous exultons, nous hurlons ; notre joie est intense, tant cela pouvait paraître improbable aux yeux de tous. Nous nous sommes alors octroyés un après-midi pour savourer. Une image me revient : les visages enjoués de mes coéquipiers dans le petit train qui nous conduisait du parc à bateaux jusqu’aux tribunes des supporters ; un moment intense de plaisir.
Passés ces moments, nous avons dû rapidement nous recentrer sur la finale, y réaliser la meilleure performance possible, prouver que nous méritions d’être là et surtout, pour reprendre les termes d’Eberhardt Mund : « c’est en finale que commence la course aux médailles ! ». Le discours de notre coach Daniel Fauché a été simple : donner le meilleur de soi pour ne rien regretter, croire en nos chances de médailles, se faire plaisir, faire plaisir à l’encadrement, aux supporters, aux familles, à tous ceux qui nous aiment ; l’émotion était palpable.
Après la course et une belle place de quatrième, un petit tour d’honneur pour saluer les nombreux supporters dont les encouragements résonnent encore sur le bassin et des félicitations, comme si la belle aventure d’Olivier, Germain, Benj, Lolo (et Julien P.), Juju, Johny, Gilou, Yvan et Christophe avait donné du bonheur aux gens.
Julien V.
30ème REGATE MONDIALE FISA
VICHY - France 4-5-6-7 septembre 2003
EN CHIFFRES
Dernière organisation en France : 1989 à Vichy
36 nations engagées représentant 763 clubs ou mixtes de clubs, soit 2679 bateaux et 7860 sièges.
Vendredi 5 septembre : 204 courses
Samedi 6 septembre : 215 courses
Début des courses : 7h20
Fin des courses : 18h30 sans aucune interruption au rythme d’une course toutes les 3 minutes (départ au feu)
Dimanche 7 septembre : 42 courses avec 367 participants en bateaux mixtes (hommes - femmes)
Renée CAMU et Marie-Claire BARNIER médaille d’or en deux de couple (WG 2 X)
Renée CAMU et Jean-Claude GOERENS (Château-Thierry) médaille d’or en 2 de couple (Mix ; F.2X)
Rencontrés sur place Robert et Marylise ANDRES venus encourager leur fils Alain, ancien rameur verdunois, Champion du Monde Junior participant avec la SN ENCOURAGEMENT
Canne - Mandelieu
Cette année encore, le Cercle Nautique Verdunois a répondu présent à la 20ème édition des Internationaux d’Aviron de Mandelieu -La Napoule les 8-9-10 août.
L’équipage composé de 6 Verdunois (Ludovic JEAN, Yannick SCHULTE, Rémi CABUT, Rémi FRANCOIS, Sébastien RIETH, et Edouard BOULANGER), d’un ex-Verdunois (Fabien SANT) et d’un homme de Martigues (Dorien MORTELETTE) s’est engagé dans des régates à couper le souffle.
Plus de 30 équipages de huit se sont affrontés sur le canal de la Siagne pour remporter le trophée tant convoité de cette course sprint de 500 mètres. C’est sous une chaleur impressionnante par cet été de canicule (plus de 38° à l’ombre des pins du club, plus de 40° sur le canal !) que les duels des rameurs ont eu lieu. Les bords à bords à deux pas du public installé sur les berges de la Siagne ont une fois de plus créé une dynamique très spécifique au bassin mandolocien où l’ambiance de fête et de spectacle prend tout son sens.
Sans égaler les exploits de 200é où le CNV avait remporté la compétition en s’adjugeant le record du bassin (1’12’’834 toujours détenu à ce jour), l’équipage 2003 a largement rempli son contrat en gagnant le bronze devant Reims. L’or et l’argent, remportés respectivement par Heidelberg et France B étaient pour cette édition au dessus de nos moyens.
Rendez-vous est pris pour l’an prochain avec l’objectif de remonter sur la première marche du podium.
Yannick
2ème édition de la Rando’Meuse… très réussie !
Aller de Saint-Mihiel à Verdun en ramant, passer 9 écluses, glisser sur l’eau pendant 35 Kms, échanger avec des rameurs d’Epinal, de Nancy, de Metz, de Pont-à-Mousson, de Belleville et de Verdun, c’est un ensemble de petits plaisirs que se sont offerts les 55 rameurs de cette 2ème édition meusienne d’aviron randonnée. La Rando’Meuse organisée par le Comité Meuse et la section loisir du CNV figure dorénavant en bonne place au calendrier des rencontres d’aviron loisir en Lorraine.
Physiquement les rameurs de tous âges ont montré une endurance de bon aloi et une bonne condition physique, et si le soleil, les ampoules et la position assise ont laissés quelques traces, il n’y a pas d’exploit particulier à revendiquer ; techniquement le passage de chaque écluse avec 11 embarcations, un maximum, était cependant assez délicat (n’est-ce pas Marion et Gary ?)
Le groupe a cheminé le long de la vallée de la Meuse, affolant au passage quelques canards et hérons, mais distrayant gentiment les pêcheurs le long du canal et les riverains de Rouvois, Lacroix, Dieue, Belleray et Haudainville.
Partis à 9h 30, la « caravane » se regroupait à midi autour d’un rafraîchissement bienvenu sur la vaste pelouse de l’écluse d’Ambly puis se restaurait ; l’accueil spontané es résidents du village fut très apprécié (notamment l’accès aux toilettes privées !)
A 18h30, les bateaux accostaient au Cercle Nautique après le passage du pont écluse ombragé du Dieu du Trice. Tous se rassemblaient autour d’un pot puis d’un sympathique barbecue avec la ferme conviction de recommencer l’an prochain.
Eliane
VERIFICATION DU MATERIEL
Au ponton d’embarquement : Vérifier les bateaux
Boule de protection sur la pointe d’étrave (boule de caoutchouc blanc d’un diamètre de 4 cm minimum). Cette boule doit être en bon état apparent, solidement fixée au bateau, ne pas admettre des « bricolages » au ruban adhésif. Il y va de la sécurité des rameurs et du matériel en cas d’abordage.
Numéro affecté pour la course (sauf cas de force majeure, ne pas laisser partir un bateau dont le numéro n’est pas fixé sur la coque de façon réglementaire).
Vérification de l’attache des talons (talonnettes), sur les bateaux équipés de chaussures mobiles, sur les planches de pied. Il est préférable de casser au ponton une talonnette ou une chaussure en mauvais état que de prendre le risque de voir, en cas de chavirage, une équipe être victime d’un accident grave (ce risque est d’autant plus important que les rameurs « euses » se disent être chevronnés.)
Expliquer aux rameurs que vous agissez pour leur sécurité. Ne pas autoriser le départ d’un bateau dont les talonnettes ne sont pas conformes aux règlements.
Au besoin, le faire repartir au parc à bateaux pour réparation, même si cette réparation doit entraîner la disqualification de l’équipe en cause pour ne pas s’être présentée au départ dans les temps.
Vérifier que le bateau n’est pas équipé de moyens de transmission sans fils pouvant recevoir ou envoyer des informations, (être vigilant sur les bateaux avec barreur et surtout les bateaux longs (huit) équipés pour les transmissions entre le barreur et le rameur de proue).
Willy
Le Comité Directeur s’est réuni le 4 septembre encore sous le coup des exploits des Internationaux et avec le regret d’avoir vu l’élimination de Laurent au dernier moment.
Ces quatre Champions étaient d’ailleurs les invités d’honneur lors de l’inauguration de la Maison des Sports de Lorraine où ils ont distribués moult autographes.
Le Président rend compte de la visite qu’il a rendue à M. le Maire de Verdun pour lui exposer un projet d’extension du bâtiment afin de mettre (enfin !) les remorques à l’abri. A suivre.
Le prix des licences pour l’année 2003-2004 est abordé, il est rappelé que la dernière Assemblée Générale a fixé la cotisation annuelle à 105 Euros, le Comité propose néanmoins de faire un effort au bénéfice des minimes et benjamins en ramenant ce prix à 80 Euros lors de la première inscription et de prendre en compte les sommes éventuellement payées au titre des activités estivales.
Le reste de l’ordre du jour est consacré à la préparation du 115ème anniversaire du Club et à la répartition des tâches.
Une réunion de mise au point est prévue le 19/09.
Jacques G.
MATCH FRANCE/GRANDE BRETAGNE
Avec notre titre de Champions de France, début juillet, nous avons gagner le droit de participer au match France/Grande Bretagne du 23 au 27 juillet à Nottingham.
Ainsi, un beau matin (le mercredi 23 juillet vers 4h), nous sommes partis tout d’abord en direction de Vaires-sur-Marne où nous avons rejoint toute la délégation française. De là, nous sommes tous partis en bus en direction de Nottingham.
Nous sommes arrivés en fin d’après-midi et, pour nous dégourdir les jambes, nous sommes allés ramer quelques kilomètres. Après cela, le soir nous nous sommes installés dans nos quartiers à l’université de Nottingham plus précisément. Le jeudi et le vendredi ont été consacrés aux entraînements durant lesquels nous avons alterné sorites en B1, B2, 500 mètres etc.
Enfin arriva le samedi, jour de la compétition officielle. La journée débuta à 10 heures par l’affrontement entre deux huit féminins qui se solda par une défaite de nos couleurs. Après, les différentes courses s’enchaînèrent toutes les dix minutes. Puis arriva le moment de notre face à face tant attendu avec les Anglais. A ce moment du match, nos adversaires menaient 6-5 : une victoire de notre bateau et c’était le match nul, une défaite et la victoire revenait aux britanniques.
Malheureusement, après un départ plutôt correct qui nous avait placé en tête d’environ une longueur, nous nous sommes fait remonter puis dépasser et malgré notre enlevage, nous avons dû nous incliner pour environ une seconde.
Notre déception passée, nous avons pris part aux courses mixtes en huit (2 Anglais, 2 Anglaises, 2 Français et 2 Françaises) qui se déroulaient sur 500 m. puis, après le repas nous avons participé aux courses de dragon-boat avec les mêmes équipages et sur 200 m.
Enfin, cette aventure a pris fin le lendemain avec le retour sur Paris d’abord puis dans notre campagne où nous sommes arrivés vers 23 h.